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 BG de l'île d'Arcanos

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Arabel
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MessageSujet: BG de l'île d'Arcanos   Sam 7 Avr - 2:15

Récit d’un spectateur



Solstice d’automne de l’an 1340, 22e jour, calendrier monastique du Mont Bélénos.

J’écris ce mémoire car je dois être un des seuls survivants encore capable de rassembler toutes les pièces de l’histoire de la destruction d’Oranius à la naissance d’Astria et de l’île d’Arcanos.

Si nous, les hommes, les elfes, les nains ou toute forme de vie intelligente arrivons à survivre, peut-être alors ceci aidera les générations futures à comprendre et surtout, à ne pas répéter les mêmes erreurs.



Le commencement

Bien que le mal pu provenir d’une période antérieure, je crois vraiment que tout a commencé ce jour là.

Solstice de printemps de l’an 1332, 7e jour.

Toute la ville était illuminée pour fêter un événement que tous considéraient comme un bon présage pour un avenir sécuritaire et prospère. La nomination d’Alérar comme Premier Mage Protecteur d’Oranius, grande capitale de l’ancien continent. Une grande fête fut donnée en cet honneur et le peuple se réjouissait du choix du roi Olaeric car l’archimage était connu et apprécié. Il passait volontiers du temps à se promener dans les rues d’Oranius accompagné de sa fée Syriel, amusant petits et grands avec leurs tours de magie.

Il lui fut attribué la plus haute tour du château et dès ce moment, on ne le vit presque plus. Il passait la plupart de son temps enfermé dans son laboratoire. J’étais à l’époque, du haut de mes 12 ans, servant au palais. L’aile qui m’était assignée était cette fameuse tour.



La folie

Il me plaisait de passer mes heures de repos avec Alérar et Syriel la fée, les regardant préparer des potions et des parchemins d’incantation. Leur complicité était celle d’un mari et de sa femme, un amour frappant et irréel entre une fée et un homme.

Un beau matin, alors que je nettoyais le plancher, un cri strident provenant du laboratoire déchira l’air. Je couru voir ce qui se passait et ce qui je vis par le verrou de la porte me coupa le souffle. Je vis Syriel, du moins c’est ce que je déduisis, car elle n’en avait plus rien d’une fée, certes elle avait encore ses ailes mais son corps était complètement déformé. Sa souffrance semblait telle que mon cœur se déchira. Malheureusement, ce ne fut ni la première ni la dernière fois. Le mage essaya maintes expériences sur elle. Ce qui me surpris encore plus que la folie de ces expériences, ce soit que Syriel le laissa faire.



La métamorphose

Par une soirée pluvieuse, alors que je me rendais à la salle du repas en passant par un couloir étroit, j’entendit l’écho de la voix d’Alerar qui incantait de toute ses forces. Le sol de la tour trembla et je cru que l’édifice ne tiendrait pas sous les puissantes secousses. Je montai les marches jusqu’au laboratoire à toute vitesse et ouvrit la porte à bout de souffle, paniqué à l’idée qu’un malheur venait de se produire.

En poussant la porte, je vis une femme d’une beauté sans égal, d’une beauté que nul homme ne devrait souiller du regard. Elle se tenait droite, un sourire aux lèvres, le mage était à genoux devant elle, extenué par toute l’énergie utilisée à son incantation, elle se jeta dans ses bras sans attendre. C’était donc cela…



Le secret

Le mage m’avait fait promettre de tenir ma langue, quoique ce ne fût qu’un choix illusoire car je ne l’aurais jamais trahi. Pendant les mois suivants, le mage cacha Syriel dans le haut de la tour, la chambre qui, peu à peu, devint son donjon.

Je fus le seul à la voir, nous passions plusieurs heures à parler de tout et de rien. Mais peu a peu Syriel, enfermée contre son gré, changea. Son humeur se dégradait au fil des jours, des mois, elle était devenue amère. Même moi, je n’arrivais plus à la faire sourire.

Un soir où je n’arrivais pas à dormir, sachant qu’elle ne dormait sûrement pas, je montai en haut de la tour pour la voir et je la vis penchée sur la table d’alchimie expérimentant je ne sais quel sortilège pendant que l’archimage dormait. Elle lâcha un ricanement froid qui me glaça le sang. Ce que je vis me donna envie de vomir, elle utilisait des ossements, traçant un pentacle au sol tout en incantant. Les os se mirent à prendre vie devant mes yeux horrifiés, je m’enfuis à toutes jambes ne voulant pas croire ce que j’avais aperçu.

Dès le lendemain, je courus voir Alérar pour lui expliquer ce que j’avais vu, mais il refusa d’entendre raison et m’interdit l’accès à la tour et à Syriel. Il demanda au roi de me muter, ce qu’il fit sans se poser de question.



Le nouveau continent

Nous étions alors en l’an 1334 et je naviguais sur l’océan avec la flotte royale afin de trouver une nouvelle terre pour accueillir le peuple d’Oranius. Le roi Olaeric n’avait pu détacher qu’une flotte de douze navires, le reste des marins devaient rester là-bas afin de sauver un maximum de gens en cas de force majeure. Notre mission était capitale pour la survie de notre nation car notre royaume, aussi puissant soit-il, était en train de s’effondrer. Bâti sur une île qui fut jadis immense, elle n’est plus maintenant qu’un grain de sable. L’océan reprenant ses droits et engloutissant peu à peu chaque centimètre de terrain.

Nous avons navigué 3 longues années sur les mers mais nous avons réussi. Nous avons trouvé une autre île, vierge et inhabitée. Ce fut comme un cadeau du ciel et nous espérions qu’il n’était pas trop tard pour les autres.

Le commandant de la flotte renvoya 4 bateaux à Oranius et commanda aux autres d’explorer l’île de fond en comble. Il nous fallait trouver et défricher les terres qui recevraient le roi.



Les Efles

À la seizième nuit, sur une île que nous croyions déserte, nous essuyâmes une attaque surprise. Des elfes avec la rage au fond des yeux et des armes qui auraient transpercé le plus solide des aciers et criant leur colère dans un langage inconnu de nous. Au bout d'un moment, ils arrêtèrent le combat et disparurent dans la nuit. Pour quelle raison ? Je crois que je ne le saurai jamais. Nous avons perdu cette nuit là des amis valeureux et avons prit tout un jour pour honorer leur dépouille.

La décision fut prise que malgré cette attaque, nous devions rester sur l'île car notre peuple avait besoin de cette nouvelle terre d'accueil.

Nous terminâmes notre exploration sans autre problème majeur, à part quelques bestioles sauvages. Nous décidâmes de nous établir tout au nord de l’île, loin de l'endroit ou nous avions essuyé l'attaque et près des berges accostables.



L’arrivée du roi

Pendant de longs mois, nous avons défriché et préparer les terres pour l’arrivée du roi et du reste du peuple d’Oranius. Tous les jours nous espérions mais plus le temps passait plus notre espoir s’amenuisait. Qui savait ce qui avait pu se passer pendant ces années à chercher les nouvelles terres.

Par un bel après-midi où nous terminions de construire les quais d’amarrage, nos cœurs se sont gonflés de joie et d’espoir en apercevant au loin la centaine de navires Orcaniens. Ils avaient réussis, ils avaient survécus. Enfin nous allions pouvoir revoir nos familles et amis.



Le secret d’Alérar

C’est par la bouche de mes amis que j’appris la nouvelle qui me déchira le cœur. Syriel n’avait pas survécu à la traversée. Beaucoup avaient péri de la typhoïde pendant le long voyage. Dès que j’ai appris la nouvelle, j’ai couru à en perdre haleine pour rejoindre Alerar. Je ne sais pas ce qui me prit car il n’y pouvait rien, mais j’avais besoin de partager ma peine avec quelqu’un l’ayant connu.

Voyant ma peine sincère, Alerar partagea son secret avec moi. Avec le recul, je me rends compte qu’il aurait été préférable de rester dans l’ignorance, mais à cette époque, fou de chagrin, la pensée qu’il aurait peut-être été mieux que je ne sache jamais ne m’a pas traversé l’esprit.

L’usage voulait qu’on jette les corps des défunts à la mer mais Alerar trompa tout le monde en le conservant car il avait l’intention de la ramener à la vie et de la cacher sur l’île. Je fus fort surpris car ramener les morts à la vie était une branche très sombre et mal vue de la magie. Alérar m’expliqua que Syriel s’adonnait à la nécromancie et qu’elle lui avait montré comment développer ses pouvoirs. C’était donc ce que j’avais vu ce fameux soir.


Mais tout ne se déroula pas comme prévu, loin s'en faut. Après tous les rituels et incantations d’usage, Syriel revint à la vie mais elle se décomposa en quelques instants devant son visage horrifié, sa peau se flétrit, son corps entier prit l’apparence d’un cadavre en vie. Le sort d’Alerar n’avait pas été pas assez puissant pour maintenir intacte une créature magique telle que Syriel.

Alérar m'a avoué avoir paniquer devant ce revirement de situation, il ne la reconnaissait plus et risquait la pendaison pour ce qu'il avait fait. Alors, il incanta un sort de téléportation et abandonna Syriel et l'équipage à son sort.

C'est le regard plein de honte et de tristesse qu'il m'a raconté ces événements. Alérar n’était plus que l’ombre de lui-même, il avait sombré dans un état de douce folie, le cœur déchiré par la douleur et la conscience souillée par le remord. Je veillais sur lui, attendant qu’il se porte mieux, mais il n’en fit rien.

Pendant plusieurs années, nous avons cherché à savoir si Syriel et l'équipage de l'Esperanza avait survécu mais nous n'en entendîmes jamais parlé.


Astria

La construction de la nouvelle cité nommée Astria avançait à grands pas et elle était presque terminée. Le peuple entrevoyait de nouveau un peu d’espoir et les cœurs blessés se guérissaient peu à peu.

À part quelques rebelles qui partirent s’établir dans le sud, nous ne sortions jamais des territoires nordiques espérant ne pas essuyer de nouvelle attaque des elfes. De ce fait, nous ne savions pas ce qui se passait dans le reste de l’île et avec ceux qui étaient parti.

Tout se passait à merveille et cette nouvelle terre gorgée de richesses fut baptisée Arcanos par notre roi Olaeric.



La menace

Solstice d’été de l’an 1339, le cor déclarant l’état d’urgence résonnait pour la première fois depuis notre arrivée. Tout le monde sorti en état de panique dans les rues d’Astria et tenta de savoir si menace réelle il y avait. En voyant les gardes s’activer dans tous les sens, sortant les armes, les engins de guerres et toute l’artillerie lourde, le peuple se fouetta les sangs et exécuta les manœuvres en cas d’urgence. Tous les hommes partirent aider la garde et les femmes partirent avec les enfants dans les souterrains.

J’étais affecté au ravitaillement mais je me suis tout de même arrêté un instant pour voir ce qui nous menaçait. Mes jambes se mirent à trembler quand je reconnus Syriel à la tête d’une gigantesque armée de mort vivants. L’odeur qui s’en dégageait aurait suffit à tuer pratiquement la moitié de notre armée. Les soldats étaient paniqués et il n savaient pas comment faire face à la menace.

J’eus le bon sens d’aller crier toute ma panique et ma douleur à Alérar qui, pour la première fois depuis très longtemps, entendit ma voix. Je crois qu’il y vit l’occasion de se racheter, l’occasion de réparer son erreur. Il se prépara au combat, il connaissait les armes de Syriel et lui seul savait comment la vaincre.



Le combat

Alérar prit tous les prêtres assez puissants pour repousser les morts-vivants d’Astria car c’était le seul moyen qu’il connaissait de vaincre ces monstres. Le combat fit rage durant six jours et cinq nuits. Les pertes furent très lourdes et même les femmes se joignirent au combat afin d’aider les soldats.

Mais grâce à une ruse, les prêtres d’Astria réussirent à faire reculer plus loin au milieu des terres l’armée de Syriel. Ils jouèrent le tout pour le tout et incantèrent tous ensemble un sort de tremblement de terre. Il fut si puissant qu’il sectionna la terre en deux engloutissant les armées de Syriel sous les flots souterrains. Ils utilisèrent le peu de force qu’il leur restait pour les recouvrir de tonnes de roches, de gravats et terre. Sans qu’ils comprennent pourquoi, un lac se forma à cet endroit. Ils avaient vaincu, Astria était sauvée.



Étrion

Après seulement quelques semaines, il n’y paraissait plus rien, comme si les combats n’avaient jamais existés. Le roi Olaeric donna l’ordre à 100 soldats d’aller parcourir les terres du sud, tout en évitant les terres des affrontements contre les elfes, pour découvrir où Syriel avait bien pu monter son armée et surtout, s’il y avait encore une menace.

C’est à leur grande stupéfaction qu’ils tombèrent sur une cité sombre. Ils étaient visiblement en terrain hostile mais ils purent néanmoins découvrir que c’était la ville de Syriel, nommée Étrion, et qu’elle l’avait créé avec les rebelles et d’autres créatures rejetées des leurs.

Quand la garde d’Étrion se rendit compte qu’ils ne venaient pas porter allégeance au culte de Syriel mais qu’ils provenaient d’Astria, complices de la mort de Syriel, le carnage fut sans précédent. Ils en laissèrent partir qu’un seul, il devait tout raconter au roi, pour qu’il sache qu’il paierait un jour sa victoire.

Leur foi en Syriel était si forte que le dieu des dieux n’u d’autre choix que d’offrir à Syriel une place au panthéon. Et cela est une menace que nul Astrien ne peut négliger.



La mort d’Alerar et la fin de mes mémoires

Au début du dernier solstice d’hiver, Alerar se jeta du haut d’une falaise à quelques lieues d’Astria. Aussi triste sa fin soit-elle, je crois que c’est mieux ainsi. Il n’avait plus goût à la vie, il avait perdu tout ce en quoi il croyait. Une aube nouvelle se dessine pour nous et j’ai enfin l’esprit en paix d’avoir raconté notre histoire.

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