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 [En cours] Karl

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sat

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Nombre de messages : 21
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MessageSujet: [En cours] Karl   Mer 14 Jan - 6:04

Acte I
"Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui même. Et quand à celui qui scrute le fond de l’abysse, l’abysse le scrute à son tour."
[b](F.Nietzche)


Un vol de corbeau, une lueur
Une voix le sort de sa torpeur :
- Levez vous Monsieur ! C’est fini.
Le jeune chevalier se redresse difficilement :
- Fini ?
(L’homme)
- Oui fini…venez.

La plaine est comme suspendue aux ailes du temps, un vent froid y souffle. La lumière du soleil couchant baigne les innombrables corps d’une lueur pâle rougeoyante renforçant l’aspect lugubre de ce paysage de désolation.


Le jeune chevalier regarde enfin l’homme qui lui parle.
Comment pourrait il le décrire ? Comment devrait il le nommer ? D’innombrables noms se succèdent, mais déjà inutiles. Le génie du cœur, le génie du cœur naît pour piper les consciences. Celui dont la voix sait pénétrer jusqu’au très fond des âmes. Celui qui ne dit mot, ne lance un regard, celui qui ne comprend qu’une intention secrète celle de séduire. Celui dont la maîtrise consiste non pas à paraître ce qu’il est, mais à prendre l’apparence de ce qui nous rapprochera de lui. Celui qui polit l’âme rugueuse. Celui qui devine sous la couche de glace les plus opaques les trésors oubliés.

Nul besoin de comprendre plus, le jeune chevalier connaît la gravité du moment.

Il se remet difficilement debout et lâche vers son interlocuteur le doigt accusateur .

- Laissez moi !!!.. Je me moque de vous ! Je ne vous suivrai pas, je ne suis pas des vôtres !

L’homme le regarde calme et souriant.
- Oh que si !Justement mon doux ami, justement.
L’homme le dévisage un instant intrigué puis amusé le détaillant des pieds à la tête.
- Il m’arrive d’aimer les humains.

Vous êtes des animaux agréables, vaillants et inventifs. Vous n’avez pas votre pareil pour vous sortir d’un dédale. Je vous veux du bien, je vous l’assure.
Je songe souvent à vous aider, à vous rendre plus fort, plus profond, à vous faire progresser.

Mais je suis un incompris ,pourtant j’essaie toujours.

(Le jeune chevalier)
- Mensonge ! N’avez- vous point assez d’âmes noires à dévorer que vous ne vouliez la mienne ?

L’homme pensif, reste un instant silencieux et reprend presque pour lui même.
- Oui, des âmes viennent à moi ! Que se soient d’elles mêmes ou qu’elles s’égarent sur leurs chemins, elles arrivent finalement par frapper à ma porte.
Mais hélas, ô combien hélas ! Presque toutes perdent cette fragilité.

Désignant le jeune homme de la main votre fragilité.
Elle vous rend si imparfaites, si rares, si précieuses, si désirable.
A la pesé des âmes un roi vaut souvent moins lourd qu ‘un miséreux ce n’est pas une science mathématique ni même exact c’est bien plus subtile que cela . Vous partez toujours des 21 grammes cependant ce que je peux vous dire c’est que l’âme d’un homme acquis à ma cause est un piètre couronnement.

Ceux ci en oublient une grande part de leur humanité pour ne finalement ressembler qu’à leur propre ombre … Ce n’est pas un mal …loin de là, j’en ai une grande utilité ….et n’est-ce pas ma raison d’être ?
Mais voila que je m’interroge à nouveau. Heureusement il y a des âmes comme la vôtre qui change mon ordinaire. Venez ! Le chemin n’est pas aussi court que certains peuvent le prétendre.


(Le jeune chevalier)
-Non je ne suis pas damné, je ne suis pas mauvais, je ne mérite pas de vous suivre.

(L’homme)
- Pourquoi a t’il fallu que je me doute de la réponse … C’est à ces instants que je vous hais. Même dans votre plus simple appareil vous ne voyez pas l’évidence.

La voix de l’homme se fait plus sombre, plus dure.
- Vous n’êtes pas mauvais non c’est vrai … Pourtant l’instant d’avant, n’avez-vous pas ressenti une sublime excitation au vu de la bataille ? N’avez vu pas goûté à cette saveur exquise de tuer ?

De soumettre ? N’avez vous pas versé le sang, sans même vous souciez de quel mari ou père ne reviendrai plus ! N’avez vous pas désiré avant d’aimer ?... Non ! Vous n’êtes pas mauvais… Juste un naïf jeune homme. Pour toutes ces raisons, c’est mon droit de vous prendre.

(Le jeune chevalier)
-Mais les raisons sont bonnes, cela ne compte pas.

L’homme rit.
- Oh, nous y voila, la raison prime sur l’acte.

La raison n’est que pure invention de ceux que vous admirez tant… afin de travestir d’autres désirs plus vils, plus inavouables, même celle-ci sent la parodie du simulacre pour un être irréfléchi tel que vous.
Vous verrez, demain ce pays sera en paix, puis de nouveau en guerre et ainsi de suite au grés des envies, des prétextes et des raisons.


(Le jeune chevalier)
- Je ne peux vous laisser dire cela. Je fus là pour défendre et protéger les miens ceux que j’aime, que je chéris.

(L’homme)
- Ha oui, j’oubliai. C’est vrai, vous défendiez les vôtres. Face à quoi ? Une autre raison. Qu’est ce qui vous fait croire que de l’autre coté, il n’en était pas de même.
Il tend la main en montrant un cadavre.
Que cette raison prenne le pas ou non sur la vôtre, cela revient au même pour vous. Vous avez pris les armes car vous le vouliez... car vous aimiez cela Sieur. De plus, pourquoi auriez-vous pris les armes si ce n’est pour la vanité ?

Laissez cela Monsieur , ce n’est qu’une ridicule mise en scène au défoulement de votre bestialité que vous ne pouvez saisir. Que cela vous soit instruit autrement soit, je passe ça pour de l’ignorance. Mais que vous essayez de me l’expliquer mériterait déjà le châtiment à lui seul.

(Le jeune chevalier)
- Je ne tente pas de vous l’expliquer, je veux comprendre mon sort.

(L’homme)
- Comprenez alors que même fussiez vous sous la bannière étincelante d’un soit disant dieu bienveillant, que cette bataille fût la guerre totale entre deux forces diamétralement opposées, il en serait de même. A trop vouloir combattre l’abîme, on y tombe sans s’en rendre compte.

(Le jeune chevalier)
- Mais quel dogme prêchez vous si ce n’est le mal… je n’entends rien dans ce que vous énoncez.

(L’homme)
- Dogme ? Ah ! Mais Sieur, laissez donc cela aux soutanes de tout bord. Les dogmes ne sont là que pour vous rassurer dans votre fanatisme à les suivre jusqu’à la logique de l’absurde. Je n’ai à enseigner aucun dogme. C’est encore une invention pour que les soumis se rassurent sur la place de leur futur. Ils ne réalisent même pas qu’ils montent seuls les murs de leur vision étriquée pour que d’autres les y enferment.

Le jeune chevalier reste silencieux puis s’insurge
- Vous êtes le mal et je vous accuse !

(L’homme)
- Bien sûr, comme tous ces imbéciles, je n’ai pas le temps de le contredire. Laissez donc cela au faible d’esprit qui le croit encore. Comme je l’ai dit, c’est la nature même de mon existence. On me paye pour cela avec des âmes tel que vous.

(Le jeune chevalier)
- Mais alors qu’ils vous jugent, vous, pour le mal que vous faites !

(L’homme)
- Vous ne comprenez rien à rien, jeune sot ! Laissez donc ça pour les fats, ai je dit. Je ne fais pas le mal, je ne l’enseigne pas ! Je perçois son essence qui prend naissance dans chaque cœur humain. Je leur explique alors, sa véritable raison d’être. Voila tout.... Pour vous, cela est venu plus tôt. Il en est ainsi.

(Le jeune chevalier)
- Je ne peux l’admettre… pas comme ça … ce n’est pas juste ! Prenez en une autre, certains mérites sans doute plus que moi.

(L’homme)
- …. Sans doute, pourtant je vous veux. On n’appelle pas celui qui vient la nuit vous tourmenter et vous tirer les pieds pour rien. J’ai toujours été à vos cotés, vous êtes ici le seul pour penser le contraire (En désignant les cadavres). Vous ne faîtes que lutter avec les mensonges en papier que l’on vous a fabriqué.
Cela suffit ! Il est temps. Je perds patience. Vous ne m’amusez plus ! Je passais de bonne humeur et me voila chagriné à présent.


(Le jeune chevalier)
- Peut être pourrions-nous alors comprendre pour lui ? Le chevalier montre un cadavre.

(L’homme)
- Non c’est un sot qui ne fait pas la différence entre tuer un cabri et ôter la vie, un imbécile qui ne connais même pas l’entendu du pouvoir de ses sentiments ...
mais je vois, la manœuvre est subtile bien réglée… non, c’est vous ! A quoi bon gagner ne serait ce qu’une heure de plus, ne luttez pas contre la fatalité.

(Le jeune chevalier)
- Alors …si je ne comprends pas ma nature humaine, je ne la réfute pas ! Je ne suis pas un sot, ni un génie. Mais j’aimerai à entendre aussi d’autres voix que la votre, et là je n’en ai pas eu le choix. Pour celui qui veut sublimer l’humanité, vous passez outre ce détail Sieur.

L’homme se tait comme fatigué
- …Non ce choix est encore une vue de votre esprit … Comme il est difficile de converser avec vous, mon jeune ami.

(Le jeune chevalier)
- Soit ! La nature humaine est ainsi complexe, impalpable et indéfinissable. Alors vous n’êtes qu’une des facettes grossies à outrance de nos âmes, une parcelle de moi ! Mais vous retrouverez vous dans tous mes semblables ?

(L’homme)
- Assurément, Sieur.

(Le jeune chevalier)
- Je jure que non alors !!!!

Je m’en vais vous le démontrer. Si je vous appartiens alors vous avez le temps à ce que je vous prouve ce que je prétends.

L’homme encore amusé par la naïveté
- Et comment cela ?

(Le jeune chevalier)
- Laissez moi trouver cet être moins humain que l’humain plus bon qu’homme et il prendra ma place car c’est lui que vous voulez.

L’homme sourit
- Excellent! mon cher ami. Vous voyez, je ne me trompais pas sur vous. C’est un jeu subtil et fin que de toucher les cœurs et j’ai fait mouche quoi que vous disiez à présent.

Le jeune chevalier ne dit mot.

(L’homme)
- Et bien vous voilà armé pour une sainte quête mon bon ami. Vous savez maintenant que de ce voyage, je serai constamment des vôtres. Je ne laisserai pas mon bien à la dérive d’un rêve utopique. Vous verrez. C’est vous qui demanderez grâce de ce monde trop humain. Allez y à présent chevalier je ne vous prend pas. Vous vivrez de l’espoir de trouver dans le noir ce qui n’existe pas …vous comprendrez mes mots le jour ou vous lâcherez prise et je reviendrai vous voir.
Nous nous reverrons bientôt.
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sat

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MessageSujet: Re: [En cours] Karl   Mer 14 Jan - 11:42




Acte II
« Le champ de bataille ne fait que révéler à l'homme sa folie et son désespoir, et la victoire n'est jamais que l'illusion des philosophes et des sots. »
William Faulkner

Un autre champs de bataille une autre époque. Le jeune chevalier a vieilli.
Le voila à présent un homme usé par le temps et les combats. Il est au sol le dos appuyer sur une souche, des cadavres jonchent le sol assailli par d’énormes corbeaux, sa main gauche est transpercé d’une flèche et l’une de ses jambes est cassé.
L’homme lui fait face

(L’homme)
- Vous savez je suis peut être le meilleur ami que vous n’ayez jamais eu.
A quoi pensiez vous ?

(Le chevalier)
- Je me demandais ce que cela faisait de mourir, de savoir que cette bouffée d’air sera la dernière. J’espérais accueillir la mort avec le calme qu’il fallait, car c’est là que se cache l’immortalité lumineuse. Plus on s’approche de la création plus la peur est grande

(L’homme)
- Et qui s’en inquiète ?
Le chevalier ne répond pas de suite un silence s’en suis
- …Vous.
Depuis combien de nuits noire suis-je dans cette fatalité … errant somnolant ?
Ai-je gravi les marches des monts célestes, pour finir dans le courant indolent du Styx ?
Est ce cette route qui m’amènera vers mon unique destination possible la folie ?

(L’homme)
- NON !
Puis se calme d’un coup
- …Je vous l’interdit je ne veux pas encore un de ces fous persuadé de tenir la vérité alors qu’ils n’ont plus rien d’humain … j’en n’ai déjà trop qui se jette à mes pieds pour les baiser

(Le chevalier)
-Il faut que je reparte
Il essaie mais tombe. Le visage planté dans le sol il gronde entre colère et pleure.

(L’homme)
- Allons… il est l’heure mon cher Karl. Avez vous trouvé ?
L’homme sourit compatissant et attend la réponse….

(Le chevalier d’une voix fatigué)
- Non.

(L’homme)
- Expliquez moi


(Le chevalier)
Dans un terrible effort il essayer de se relevé pour faire face à l’homme en s’appuyant avec une lance.
- J’ai cru, oui j’ai cru en chacun de mes murmures prononcés humblement à genoux.
J’ai cru quand j’ai supplié en pleurant que l’on m’achève. J’y ai cru quand j’ai plongé mon regard dans le votre pour enfin le poser sur moi-même.
Et en définitive j’ai vu bien plus d’horreur en moi qu’en dix vies réunies sur cette terre.
J’ai trompé cent fois ce que je suis, j’ai trahi mille fois la parole que j’avais faite au monde.
J’ai crédité les actes les plus terribles que l’homme puisse produire, nommé les mots les plus vils pour sauvé la seul part d’humanité que je pouvais encore avoir…ma vie
Ils ont lacéré ma chair, vous avez tourmenté mon esprit et j’ai broyé moi même mon âme

(L’homme)
- Ah oui, c’est donc le monde le fautif dans tout ceci ?

(Le chevalier)
- …quand j’ai cherchez a alléger mon fardeau c’est moi même que j’ai trouvé
L’homme ne répond pas est sourit

(Le chevalier)
- J’ai vu la guerre…j’ai fais la guerre, elle ne rend pas les hommes plus noble, elle fait de nous des chiens, elle nous pourri l’âme
On est massacré de l’intérieur par tout ce sang, cette crasse, cette haine.

(L’homme)
-Alors tout et fini n’est ce pas ? Aucune échappatoire pour vous et les votre sur cette ultime dessein que vous disiez connaître et toucher ?

(Le chevalier)
- Oui j’ai voulu caresser cette aspiration
Mais comment atteindre cet autre rivage, cette plage nacré dont on parle tant alors que je me noie dans la fange de nos peurs ?

(L’homme amusé)
- Si je ne me trompe vous parlez d’amour ?

(Le chevalier)
-…Oh mais combien je voudrais l’effacer de ma chair l’arracher du plus profond de mon être… les choses aurait était si simple. Mais c’est là aussi les trait d’un même et unique visage, une seul et même volonté.
O mon amie de tout ses années aide moi à te quitter, à t'ôter de ma pensée.
Toutes les promesses se sont évaporées devant mes yeux et mes rêves se sont écrasés sur les récifs de la réalité …Je n’ai pas trouvé dans l’homme la majesté des princes, je dépose les armes.
O mon doux mensonge puisses tu me libérer de ton souffle. Laissez moi partir à présent
Le chevalier ferme les yeux et attend.

(L’homme)
Partir mais pour aller où ?
Il vous est maintenant apparu clairement que la visée des hommes est de poser face à ses frères les pavés d’une route sans issus. Vous avez réduit votre innocence à l’état de cendre et je vous ai regardé faire à pleurer et geindre comme le dernier des damnés
(L’homme se penche au plus près du visage du chevalier et lui murmure lentement)
Mon ami, vous avez perdu et moi … j’ai gâté mon fruit...J’aurais du vous prendre au bon moment vous m’auriez donné plus de satisfaction. Là ce n’est plus que l’étalage de sentiments médiocres et d’idées lamentables.

(Le chevalier)
Allez finissez en ! Vous jouez encore avec moi comme une pelote de laine, je suis fatigué Ramina fait donc, j’avais tors partons.

(L’homme)
Un sourire malin se dessine sur ses lèvres
- Oh ! Non vous n’avez rien compris vous avez choisi votre châtiment. Pleurez mon ami, pleurez sur ce que vous étiez …il n’y a plus de délivrance pour vous à présent.




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sat

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MessageSujet: Re: [En cours] Karl   Sam 21 Fév - 13:47





(L’homme)
- Fatalitas mon cher ami Fatalitas !!!

(Le chevalier)
- Vous qui parliez de complexité humaine, est’ elle assez prévisible à votre goût ?
(L’homme pensif jouant avec son menton)
- Bien sur si la nature humaine est complexe vos réactions beaucoup moins.
Je vous aime encore mon cher croyais le. Vous êtes une perfection, un chef d’œuvre que je garde précieusement. En vérité je n’ai pas si hâte que vous capitulez .Quoi qu’il en soit je vous prends à l’instant, je veux vous démonter encore une chose.

(Le chevalier répondant d’un ton sarcastique )
- Pour que ma charge soit plus lourde ?
Arrêtez de vous moquez. Vous en êtes risible, vous avez ce eu ce que vous vouliez. Vous aviez prévu ce que j’allais dire et deviner ce que j’ allais être.
Ne vous amusez plus, je vous connais que trop à présent, j’ai était naïf, vous m’avez poussé à me flétrir en mouvrant les yeux.
Dois je vous en être reconnaissant ?
Je comprend mieux à présent ces mots qui dise bien heureux le simple d’esprit… car j’aurais du le rester.
Et je vous aurez fait mentir et moi je n’aurais pas a souffrir.

(L’homme)
ASSEZ ! (geste vague agacé)
Nous n’en sommes plus là mon ami il y a des vérités que vous devez connaître à présent.
Vous pensez que je ne sais pas ce qu’est se battre pour la souffrance des autre? Je vais vous prouver le contraire.
Et le sombre sire ouvrir la porte d’un mouvement ample du bras.

« Si l’homme ne comprend pas l’enfer, c’est qu’il n’a pas compris son propre cœur »
Marcel Jouhandeau

(L’homme)
- Regardez mon cher Karl

Karl laissa échapper un cri de surprise et de douleur comme si on lui empoignait fermement ses entrailles …
L’on pouvait toucher les collines de feux et de cendres :
De vastes boucheries se présente devant lui dans un décors inimaginable, étalant les milliers de cadavres diversement consommés. Des files de carcasses alignées semblaient encore garder la discipline militaire. Au loin sur une ligne compacte une immensité de multitude de chair se déchiquète à grand coup de cornes, de griffes, et de fer …et plus loin encore la peur absolu, le vide noir.
La gueule béante sombre crachant les horreurs du tréfonds de sont ventre.
Partout armes rompues , tambours défoncés , lambeaux de cuirasses et d'uniformes , étendards déchirés : c'était la grande offensive de la justice …

(L’homme)
-Voici le front d’une guerre sans age, une balafre honteuse qui nourrit d’un fleuve de sang ma raison d’être.
Ces âmes se déversent en un flot incessant de douleur pour soutenir nos royaumes.
(montre la ligne de front de son doigt)
C’est ce point précis, cette mare abjecte qui teint en équilibre tout l’ensemble de nos pathétiques mondes.
C’est la triste vérité et voyez l’ironie de l’histoire.
(Le chevalier reste là sans un mot abattu)
Sans cela nous ne serions plus rien
TOUS ici le savent pendant que vous Karl vous posez les questions d’autre y réponde au mieux .
Voyez Karl comme la lame et bien affûté.
Voyez comme la vérité de n’importe qu’elles bords fussent ’elle est mortel.
Vous n’êtes que le pion de puissant qui alimente le jeu de plus puissant encore et tout cela à coup d’enchère sur vos âmes.
De la monnaies…nos salaires nous les jouons sur un autre jeu qui n’est plus le votre mais celui du maintient des mondes.
Et avec, nous affrontons le chaos et son vide…en donnant nos fils nous affrontons l’abysse, avec ceux qui se détourne de la lumière nous faisons face a la fin de tout …et finalement pour qui ?
Entendez ceci le bien c’est NOUS ! Oui C’est bien MOI !
D’autre on planté leur drapeau sur cette pensée en se drapant d’atouts immaculés et de bigoterie .
Mais regardez Karl !
(Remontre à nouveau l’horizon)
La réalité et là,qui la connaît ?
Qui connaît cette vérité Ultime ?
Vous a présent vous la connaissez….Ici personne n’est dupe je vous le redis je suis la muraille du bien.
Le mur de honte que l’on a dressé loin des regards, le veilleur que les gens de bonne conscience ne veulent voir.
Oui, c’est moi qui contient avec tout l’ énergie de nos sacrifiés le néant et le chaos personne d’autre que nous…
On vous dira sûrement le contraire, on insultera mon nom, on me maudira moi et les miens, mais personnes oui personne des plus grands aux plus humbles ne peuvent se dresser contre la réalité.
Comme je vous l’ai dit fut un temps on nous paye pour cela …tous nous paye pour ne pas la voir. L’on m’a créer pour cela, l’on m’a déchu pour cela …c’est mon devoir, ma charge, un fardeau, et cela ne fait pas de vous un homme mauvais loin de là mais bien un éclairé… et moi ?
Moi je suis juste celui qui c’est dressé devant eux au firmament des cieux pour vous portez la lumière et qu‘on a jeté ici .

Le Chevalier abdique laminé par une soudaine tristesse
(L’homme un sourire malin au lèvre )
-Allons y a présent …

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