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 [Début de BG] Cathariel

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Mithrielle

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Nombre de messages : 17
Date d'inscription : 19/02/2009

MessageSujet: [Début de BG] Cathariel   Ven 20 Fév - 12:26

Citation :
Login nwn : Mithrielle

Nom du personnage : Cathariel de Lunarc

Âge : 345 ans

Classe(s) et combien de niveaux de chaque classe : Magicien / Roublard ( pour le moment, je ne sais pas encore combien de l'un et de l'autre )

Description physique et psychologique:


Cathariel est une elfe menue, fine, aux traits d'une exquise délicatesse. Ses yeux sont l'élément le plus notable de son apparence tant par leur expressivité que par leur couleur, d'un bleu changeant.
Pour avoir longtemps vécu au milieu des humains, elle a adopté sans réellement s'en rendre compte, certains aspects de leur personnalité.
Ainsi, Elle affiche volontiers un certain cynisme, un humour mordant et un opportunisme qui peuvent déconcerter ceux qui ont l'habitude de frayer avec ses frères plus proche de leur culture elfique.
Elle reste quelqu'un d'agréable a fréquenter, de sociable, mais de secret sur plusieurs aspects de sa vie et de ses intentions.






Chapitre I : Le Miroir de la Lune




Je rêve…Est-ce que je rêve ?

Devant moi, au bout du chemin bordé de cèdres bleus, Ar Varshelas émerge, droite , pure, scintillante de Visérion, cristal magique dans lequel elle a été ciselée il y a de cela des éons.... Ar Varshelas n’est plus une ville, c’est un joyaux, et je sais alors que je rêve : Dans mes souvenirs, elle n’a jamais eu cette clarté translucide, ce ruissellement de lumière pure qui se déverse à flots réguliers sur ses murailles éthérées…

Je rêve, je l’accepte. Je poursuis mon chemin vers les escaliers spiraloïdes qui mènent aux portes. Je marche dans les airs, suivant la route de cristal qui s’élève loin au dessus du sol et deux cents ans s’effacent, parce que je rentre chez moi.

Les ombres des miens glissent à mes cotés, sous les capuches argentées des rares passants, des visages familiers me sourient. J’entends le murmure de l’air, le chant d’un oiseau et surtout, le tintement fixe d’une clochette : Un carillon danse au gré du vent, accueillant les visiteurs, saluant mon retour.

Tous me désignent le Miroir de la Lune, ce grand bassin calme aux eaux dormantes qu’affectionnent les érudits des maisons nobiliaires. Ils lisent depuis toujours le destin de notre monde dans les reflets troubles qui apparaissent parfois à la surface immobile de l’étendue aquatique. Ils sont là, penchés sur le bassin, et ils m’invitent moi aussi à lire un présage. Je me penche, le silence se fait mais l’eau demeure opaque, muette. Mon regard se détourne…Il n’y a rien pour moi dans le Miroir de la Lune.

Une main m’arrête, figée sur mon poignet. Je me retourne et là, je vois. La surface lisse et noire s’est éclaircie par endroits, elle reflète un ciel nocturne…Non, un crépuscule…L’heure mystérieuse que se partagent la nuit et le jour…L’heure entre chien et loup. Je fixe toujours le bassin en quête de réponses, et le ciel se tord, un nuage s’étire, s’étire, jusqu'à n’être qu’une plume blanche, fragile, noyée sous la surface.

Les Erudits murmurent des commentaires silencieux, je voudrais les entendre. Je voudrais comprendre…L’un d’entre eux se penche et cueille à fleur d’eau la plume qui s’y est matérialisée. Sait il que je n’ai pas percé le mystère du présage ?

Il s’avance vers moi en souriant…Sans doute comprend il mon désarroi ? Non, il glisse la plume encore humide dans un volume qu’il me tend…. « Rituels d’Illusion ». Ses lèvres forment simplement un mot silencieux. Je lis…

« Il faut vous réveiller , Cathariel ».
J’hésite, je veux que l’on m’explique…
« Reveillez vous ! »
Je tente d’agripper sa manche pour obtenir un début de réponse.
Il ne m’en laisse pas le loisir et me voila basculant dans le bassin…

Mon visage entre en contact avec la surface glacée de l’eau, j’étouffe. Elle me happe, la lumière disparait, mon souffle s’éteint : Je me noie.

Est-ce qu’on peut mourir en rêve ?
La mort n’est pas un passage tranquille, je suis secouée…Puis, de nouveau la lumière.
L’au-delà ?


Mes yeux s’ouvrent sur le regard furieux qui m’électrise.
C’était un rêve, on ne meurt pas en rêve…

- J’ai cru que les elfes ne dormaient pas ?! …Réveille toi, bon sang !
Je suis trempée des pieds à la tête. La faute à l’humain vociférant qui m’a déversé un seau d’eau malpropre dessus, pour me réveiller, sans doute.
- Tu m’as balancé un seau d’eau ?!
- Excusez-moi, votre Altesse, mais votre sommeil de plomb va nous faire manquer l’heure…Le ton furieux et moqueur m’est douloureusement familier.
- Je ne dormais pas…Les elfes ne dorment pas.
- Hé bien, ils produisent une imitation tout a fait acceptable du sommeil. Levez vous, assez trainé.

Sa poigne s’enfonce dans mon épaule quand il me soulève sans ménagements.

- J’ai déniché un cheval, mettez vous en croupe, tenez vous tranquille et nous seront à Fort Delcroix avant la fin de la journée.

Fort Delcroix, notre prochaine et dernière étape avant la fin de notre quête…Après cela, je serai libre.

Je me mets en selle, et je repense à mon rêve…un présage des changements à venir…

Sigismond éperonne le cheval, je me cramponne à son pourpoint. Comme tous les humains, il se dégage une impression de force et de vitalité de ses gestes…Mais tout bien pensé, je devrais m’en défaire une fois cette mission achevée.

J’y songe avec une pointe de regret déjà, mais le bassin divinatoire m’avait indiqué la voie, et elle excluait pour l’heure la collaboration avec un bandit de grand chemin.

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Mithrielle

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MessageSujet: Re: [Début de BG] Cathariel   Sam 28 Fév - 10:28



Les Ombres de Fort Delcroix



Bandit de grand chemin …

Sigismond savait que pour la plupart des individus, ce n’était pas un statut bien reluisant, pourtant, et parce qu’il considérait son parcours depuis le cul de basse fosse qui l’avait vu naître, il estimait qu’il pouvait tirer une légitime fierté de son ascension sociale atypique . D’un autre côté, parce qu’il était réaliste, il comprenait qu’il ne serait un homme respectable qu’a la condition d’être craint, admiré, noble ou riche. Il avait rapidement renoncé aux trois premières possibilités, soit qu’elles s’avéraient épuisantes ou simplement en contradiction avec le destin qui l’avait fait orphelin. Mais, si ses plans étaient couronnés du succès escompté, son existence prendrait alors une tournure tout à fait agréable….Peut être même qu’il se risquerait à quitter le Milieu, glauque et si peu en rapport avec la haute estime qu’il avait de lui-même. Il se surprit à sourire en éperonnant la monture, qui força l’allure en direction de la cité à peine esquissée, posée sur la toile céruléenne et scintillante de l’océan en contrebas.





Fort Delcroix n’avait jamais été une ville, et, avec le temps, l’espoir d’en devenir une s’en était allé pour ne plus jamais revenir. En réalité, la cité, ne devait son édification qu’a sa situation topographique - particulièrement propice au mouillage sécuritaire des plus larges navires – et par voie de conséquence, au nombre imposant de tractations vaguement mercantiles qui se livraient en son sein. D’ailleurs quelques années avaient suffit pour que le port de pêche originel enfle, dans un mépris total de l’esthétique, jusqu'à revendiquer son statut de capitale commerciale, conforté en cela par l’édification d’un fort ou une garnison de soldats paresseux jetaient un œil moins le moins souvent possible sur les marchandises en transit dans les trop nombreux entrepôts.

C’était peut être le trop grand nombre d’auberges, l’omniprésence des charrettes, les rues bondées, l’architecture offensante et bigarrée, l’appétit vorace d’une large majorité de sa population qui ne faisaient qu’y passer pour se remplir la panse et la bourse… En réalité, un peu de tout cela déroutait le passant et éloignait toujours d’avantage Fort Delcroix de ce que l’on était en droit d’attendre d’une ville…Mais excepté les dames de la kermesse et le vieux jardinier public, la majorité des négociants avaient la bouche trop pleine et les poches trop lourdes pour déplorer cet état de fait. D’ailleurs, c’était même le cadet des soucis des deux voyageurs qui y posèrent pied à terre dans un grand fracas de sabots alors que le crépuscule noyait le soleil par delà l’horizon.





A peine arrivé, et sans perdre de vue son objectif, Sigismond donna quelques ordres brefs à son associée. Il soupira de soulagement en constatant la présence à quai du Cyclope, un magnifique trois mats, et disparut lui-même dans les méandres des ruelles, en quête d’informations. Il n’aimait pas les gens auprès desquels il se procurait confirmations, plans et outils : Ils lui rappelaient qu’il n’était après tout qu’un vulgaire malfaiteur. La compagnie de l’elfe lui plaisait d’avantage, même si depuis les dix ans qu’ils travaillaient ensemble, ils n’avaient jamais été intimes. En moissonnant ses ressources à droite et à gauche, auprès d’individus crasseux, veules et unanimement malodorants, il se laissa gagner par une nostalgie peu coutumière. Il se souvenait des débuts gauches de la jeune femme, et de la cruelle nécessité qu’elle avait de se former rapidement. Il avait apprit un soir de débauche avec un des lieutenants de la guilde qui les employait tous deux, les raison de sa présence parmi eux, dans le cercle fermé des malfrats alors que tout en elle jurait avec sa nouvelle condition.

Il ne fut pas réellement surpris – ni même compatissant- en comprenant qu’elle s’était retrouvée incapable d’honorer des dettes qui en s’accumulant l’avaient contrainte dans un premier temps à fuir, puis à les éponger de la seule manière qui satisfaisaient les deux principales parties : En travaillant au service de Jaxle, son débiteur et le chef de la mafia locale plus connue sous le nom des Musards. Au fond, et même si il aurait préféré l’écartèlement a l’aveu, il admirait son courage et sa patience, même si cette dernière qualité était inhérente à sa nature même. Elle s’était retrouvée sous son aile, par hasard, bien plus que par une volonté de l’un ou de l’autre et il l’avait vu, sans réellement jamais y prêter attention, devenir une aigrefine acceptable, puis une collaboratrice sûre, enfin, une personne de confiance. C’était ce dernier point qui comptait le plus pour lui, celui qu’il allait regretter infiniment car cette ultime rapine le mettrait définitivement à l’abri du besoin. Pour cela il était prêt à trahir la guilde, car il avait su dès l’instant ou Jaxle lui avait proposé la mission, qu’il en serait ainsi. Aucun individu sain d’esprit n’aurait préféré le salaire et la reconnaissance du maitre à la mainmise sur L’Echarpe du Volesprit et Jaxle lui-même le savait si bien qu’il avait préféré cloisonner les informations, choisissant plusieurs lieutenants pour mener à bien le vol de l’Artefact sacré.

Il ne les comptait plus, les nuits de veille, les ruses déployées, les bourses vidées, les litres de cognac sacrifiés pour délier les langues et doubler ses concurrents qu’il devinait animés des mêmes intentions. Cathariel avait été sa chance, il devait lui rendre cette justice, car, à plusieurs reprises, son savoir de la langue elfique et son charme avaient été mis à contribution. Il se surprit à souhaiter l’avoir mieux connue, mieux la connaitre …Riche, tout serait possible.

A présent qu’il touchait au but, il se sentit pris d’un léger vertige, une fièvre d’excitation qui dilatait ses pupilles et aiguisait ses sens. La nuit noire était venue et il avait acquis la certitude que le Cyclope n’appareillerait qu’a l’aube, alors, le cœur léger, il sortit de l’ombre et se hâta vers la silhouette perchée sur les toits : D’un geste de la main, elle lui indiquait que la voie était libre.

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